Dans tous les cas d'importantes disparités régionales existent. En ce qui concerne le tabac par exemple, et alors que la tendance est à la baisse au niveau national, 5 régions se distinguent tout particulièrement par une surconsommation. Il s'agit des régions Basse-Normandie, Poitou-Charentes , Languedoc- Roussillon et dans une moins mesure Aquitaine et Haute- Normandie. A l'opposé l'Ile-de-France et Rhône-Alpes font figures de "bons" élèves.

C'est également vrai pour la consommation régulière d'alcool. Alors qu'on note un recul important depuis 2003, 4 régions continuent malheureusement de se distinguer par des niveaux de consommation plus élevés que dans le reste du territoire : Il s'agit des Pays de la Loire, de Poitou-Charentes, de la Bourgogne et du Languedoc-Roussillon.

La cartographie des ivresses alcooliques répétées (trois au moins au cours des douze derniers mois) montre également un contraste important entre la moitié Ouest (qui affiche des niveaux plus élevés) et la moitié Est moins concernée par ces usages à l’exception toutefois de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Même constat en ce qui concerne l'usage de cannabis. Si le niveau d'usage régulier a baissé au plan national entre 2005 et 2008, certaines régions affichent des niveaux plus élevés que dans le reste du territoire. Il s'agit le plus souvent de régions situées dans la moitié Sud du pays : Aquitaine, Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Franche-Comté.

Enfin terminons avec les autres substances qu'elles soient licites ou illicites où deux régions du Sud surexpérimentatrices se distinguent particulièrement. Entre 2005 et 2008, les niveaux d’expérimentation des autres substances ont pour la plupart augmenté au plan national, à l’image des poppers, de la cocaïne et, à un niveau moindre, de l’héroïne ; l’ecstasy apparaissant a contrario en baisse.

Mais deux régions sont plus particulièrement concernées par ces expérimentations. Il s'agit du Languedoc-Roussillon et la régoin Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se distinguent par une surexpérimentation de trois de ces produits : cocaïne, ecstasy et poppers.

Pour sa part, le Nord-Pas-de-Calais continue à se démarquer par une expérimentation élevée d’ecstasy. Il en est de même en 2008 pour la Picardie.

De son côté, l’Île-de-France présente pour la première fois une expérimentation de cocaïne supérieure à celle du reste du territoire.

En matière d’expérimentation d’héroïne, l’ensemble des régions affiche des niveaux très faibles (inférieurs à 2 %), à l'exception toutefois de la région Poitou-Charentes dont l'usage est plus élevé que dans le reste du territoire national.