Actualité

À Nantes, dans la BMW faussement plaquée, de la cocaïne, de l’héroïne et de la résine de cannabis

Mardi 30 août, peu après 3 h, trois hommes ont été placés en garde à vue à Nantes après que 152 grammes de cocaïne, 671 grammes de résine de cannabis et un kilo d’héroïne ont été découverts dans la voiture dont ils étaient les passagers. La BMW – qui semblait faussement plaquée – a attiré l’attention des policiers.

Il était 3 h 20, mardi 30 août, lorsque la patrouille a décidé de contrôler ses trois occupants, rue Claude-Lorrain, dans le quartier des Dervallières, à Nantes. Sur le siège arrière, plusieurs sacs étaient visibles. Une balance l’était aussi.

Gardes à vue prolongées

Les trois hommes, âgés de 32, 36 et 39 ans, ont alors été conduits au commissariat central avant d’y être placés en garde à vue. Après vérification, les policiers ont constaté que les bagages contenaient bel et bien des produits stupéfiants.

Et pas qu’un peu. À l’heure de la pesée, quelque 152 grammes de cocaïne, 671 grammes de résine de cannabis et un kilo d’héroïne ont été enregistrés. Les gardes à vue des trois suspects ont été prolongées. Ils se trouvaient donc toujours dans les geôles ce mercredi matin.

Tech

La première sonde lunaire sud-coréenne a décollé de Cap Canaveral — santenews.org

L’orbiteur Danuri a décollé, jeudi, de Cap Canaveral, en Floride, et doit atteindre l’orbite de la Lune en décembre. Cette première sonde lunaire sud-coréenne ouvre la voie à des objectifs plus ambitieux.

Il s’agit d’une « étape très importante dans l’histoire de l’exploration spatiale coréenne », a estimé Lee Sang-ryool, le président de l’Institut coréen de recherche aérospatiale (Kari). La première sonde spatiale lunaire sud-coréenne, Danuri, a décollé jeudi 4 août de Cap Canaveral, en Floride (États-Unis), pour une mission d’un an, selon des images diffusées en direct sur Internet.

Porté par une fusée Falcon 9 du groupe SpaceX, l’orbiteur Danuri (une contraction de « Dal », qui signifie « Lune », et « Nuri » qui signifie « profiter ») doit atteindre l’orbite de la Lune en décembre.

« Danuri n’est qu’un début. Si nous sommes encore plus déterminés et engagés dans le développement de technologies pour les voyages spatiaux, nous serons en mesure d’atteindre Mars, les astéroïdes, etc., dans un avenir proche », a assuré Lee Sang-ryool.

« Si cette mission réussit, la Corée du Sud deviendra le septième pays au monde à avoir lancé une sonde non habitée vers la Lune », a déclaré à l’AFP un responsable du Kari. « C’est un moment capital pour le programme de développement spatial de la Corée du Sud, et nous espérons continuer à contribuer à la compréhension globale de la Lune avec ce que Danuri va découvrir. »

Un nouveau système de communications spatiales testé

Au cours de la mission, Danuri utilisera six instruments différents, dont une caméra ultrasensible fournie par l’Agence spatiale américaine (Nasa), qui servira notamment à étudier la surface lunaire afin d’identifier des sites d’atterrissage pour de futures missions.

Danuri doit également tester, en première mondiale selon le gouvernement sud-coréen, un nouveau système de communications spatiales en réseau résistant aux perturbations.

La sonde tentera également de mettre en place un environnement Internet sans fil destiné à relier des satellites ou des engins d’exploration à travers l’espace. Cette connexion sans fil dans l’espace sera testée en diffusant en continu la chanson « Dynamite » du group de K-pop culte BTS.

Eco

Budget 2023. Hausse « historique » pour le travail et l’éducation : Gabriel Attal dévoile ses pistes

Le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a révélé dans une interview accordée au journal « Les Échos » les priorités du gouvernement dans le prochain budget. Il s’est par ailleurs dit prêt à faire des « compromis », alors que le gouvernement aura besoin des voix de partis de l’opposition pour faire voter son budget. Des hausses « inédites » et « historiques » pour l’éducation, le travail et les solidarités, la santé érigée comme priorité… Le ministre délégué chargé des Comptes publics Gabriel Attal a révélé ce lundi 8 août 2022 dans le quotidien Les Échos les premiers arbitrages du gouvernement sur le budget 2023.

« Il y aura trois « blocs » prioritaires, correspondant aux trois « moteurs » essentiels du quinquennat : la formation et l’emploi, le pôle régalien et la transition écologique. Les crédits du premier bloc concernant l’Éducation, le Travail et les Solidarités progresseront de 12,5 milliards d’euros, soit une hausse inédite de 11,4 % », a détaillé l’ancien porte-parole du gouvernement. Gabriel Attal a même employé le qualificatif d’« historique » pour décrire la hausse de 3,6 milliards accordée à l’éducation.

« Les budgets de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères augmenteront globalement de 6,1 milliards », a-t-il également annoncé. La santé sera prioritaire et notamment l’hôpital, a-t-il promis, alors que les établissements hospitaliers traversent une crise très importante cet été. Enfin, le budget sur la transition écologique augmentera de 3,3 milliards d’euros, notamment pour favoriser la rénovation énergétique des logements.

Des négociations qui s’annoncent compliquées à l’Assemblée
Au total, le budget de l’État, tel que prévu par le gouvernement, s’élèvera à 339 milliards d’euros en 2023. Alors que chaque ministère est appelé à faire des économies, les dépenses liées à la relance post-coronavirus seront réduites de 8 milliards.

« Nous allons en effet entamer, avec le projet de loi de finances, une phase de normalisation budgétaire après le « quoi qu’il en coûte » lié au Covid, le plan de relance et les boucliers anti-inflation », a par ailleurs affirmé Gabriel Attal, rappelant l’objectif du gouvernement de faire revenir le déficit à 3 % du PIB en 2027.

Mais ces pistes concernant le budget ne restent qu’un projet. Pour être adopté, le budget doit en effet être voté par le Parlement, où la majorité n’est pas absolue. Le gouvernement aura donc besoin des voix de partis de l’opposition pour faire passer le budget.

« Le projet de loi de finances 2023 que nous présenterons avec Bruno Le Maire [ministre de l’Économie] au Parlement à l’automne ne sera pas à prendre ou à laisser. Nous aurons la même méthode de compromis », a promis Gabriel Attal. Tout en fixant deux lignes rouges, exclues des négociations : pas de nouvelles dettes ni d’impôts supplémentaires.

Santé

Réforme « 100 % santé » : le bilan de la Cour des comptes conclut à des résultats inégaux

En un an, le dispositif de « zéro reste à charge » a un succès inégal selon les secteurs audiologiques, dentaires et auditifs. La Cour des comptes a tiré un premier bilan du dispositif « 100 % santé », entré en vigueur le 1er janvier 2021. Cette réforme consiste en un remboursement intégral par la Sécurité sociale et les assurances maladies complémentaires d’un certain nombre d’aides auditives, de lunettes de vue et de prothèses dentaires. Le rapport conclut à des résultats inégaux selon les secteurs. Dans les secteurs dentaires et de l’audiologie, le panier sans reste à charge représente une part très majoritaire des actes prothétiques réalisés (55 % dans le domaine dentaire et 40 % pour les prothèses auditives). Il s’accompagne aussi d’une hausse conséquente du nombre de patients en 2021, qui est passé à 5,16 millions contre 4,4 en 2020 pour le soin dentaire, et à 0,7 million contre 0,45 pour l’audiologie.

Dans l’optique, une réforme « à rebours de son objectif »
On constate une diminution globale des restes à charge pour les ménages dans ces secteurs, mais le bilan est plus terne du côté de l’optique, où « le panier sans reste à charge demeure très peu choisi , explique le rapport. Il ne représente que 5 % des montures et 7 % des verres, dans un secteur où il existait de longue date des offres sans reste à charge, avant même la mise en place de la réforme. » Plus encore, selon la Cour des comptes, la réforme se traduit même, « à rebours de son objectif », par une augmentation des restes à charge. En cause : l’instauration d’un panier de soins remboursés à 100 % s’accompagnant d’une diminution des remboursements par l’Assurance maladie des équipements du panier libre et, pour les organismes complémentaires, par la diminution du plafond de prise en charge des montures.

53 % des Français connaissent la réforme
Pour développer le dispositif, le rapport préconise d’abord de mieux le faire connaître, alors que, selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), seulement 53 % des Français indiquent en être informés. Il s’agit aussi de renforcer les contrôles des pratiques des professionnels menés par l’administration, et de développer le partage des informations disponibles entre le ministère, l’Assurance maladie obligatoire, les complémentaires santé et les professionnels pour suivre le coût « incertain » de cette réforme, estimée à 170 millions d’euros.