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Budget 2023. Hausse « historique » pour le travail et l’éducation : Gabriel Attal dévoile ses pistes

Le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a révélé dans une interview accordée au journal « Les Échos » les priorités du gouvernement dans le prochain budget. Il s’est par ailleurs dit prêt à faire des « compromis », alors que le gouvernement aura besoin des voix de partis de l’opposition pour faire voter son budget. Des hausses « inédites » et « historiques » pour l’éducation, le travail et les solidarités, la santé érigée comme priorité… Le ministre délégué chargé des Comptes publics Gabriel Attal a révélé ce lundi 8 août 2022 dans le quotidien Les Échos les premiers arbitrages du gouvernement sur le budget 2023.

« Il y aura trois « blocs » prioritaires, correspondant aux trois « moteurs » essentiels du quinquennat : la formation et l’emploi, le pôle régalien et la transition écologique. Les crédits du premier bloc concernant l’Éducation, le Travail et les Solidarités progresseront de 12,5 milliards d’euros, soit une hausse inédite de 11,4 % », a détaillé l’ancien porte-parole du gouvernement. Gabriel Attal a même employé le qualificatif d’« historique » pour décrire la hausse de 3,6 milliards accordée à l’éducation.

« Les budgets de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères augmenteront globalement de 6,1 milliards », a-t-il également annoncé. La santé sera prioritaire et notamment l’hôpital, a-t-il promis, alors que les établissements hospitaliers traversent une crise très importante cet été. Enfin, le budget sur la transition écologique augmentera de 3,3 milliards d’euros, notamment pour favoriser la rénovation énergétique des logements.

Des négociations qui s’annoncent compliquées à l’Assemblée
Au total, le budget de l’État, tel que prévu par le gouvernement, s’élèvera à 339 milliards d’euros en 2023. Alors que chaque ministère est appelé à faire des économies, les dépenses liées à la relance post-coronavirus seront réduites de 8 milliards.

« Nous allons en effet entamer, avec le projet de loi de finances, une phase de normalisation budgétaire après le « quoi qu’il en coûte » lié au Covid, le plan de relance et les boucliers anti-inflation », a par ailleurs affirmé Gabriel Attal, rappelant l’objectif du gouvernement de faire revenir le déficit à 3 % du PIB en 2027.

Mais ces pistes concernant le budget ne restent qu’un projet. Pour être adopté, le budget doit en effet être voté par le Parlement, où la majorité n’est pas absolue. Le gouvernement aura donc besoin des voix de partis de l’opposition pour faire passer le budget.

« Le projet de loi de finances 2023 que nous présenterons avec Bruno Le Maire [ministre de l’Économie] au Parlement à l’automne ne sera pas à prendre ou à laisser. Nous aurons la même méthode de compromis », a promis Gabriel Attal. Tout en fixant deux lignes rouges, exclues des négociations : pas de nouvelles dettes ni d’impôts supplémentaires.